Chômage : + 25 % en un an !

27 11 2009

Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A en France métropolitaine a connu une hausse de 2% en octobre, soit 52.400 demandeurs d’emploi de plus. Sur un an, le nombre d’inscrits progresse de 25%.
Le chômage des jeunes de moins de 25 ans a progressé de 2,5% sur un mois et de 28,1% sur un an. Celui des plus de 50 ans est en hausse de 2,6% sur un mois, et de 28,3% sur un an.
Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A fin octobre s’établit à 2.627.300 personnes. Les demandeurs d’emploi de catégorie A sont les chômeurs disponibles immédiatement et n’exerçant aucune activité même réduite.
En comptant en plus les catégories B et C, c’est-à-dire les personnes exerçant une activité réduite mais à la recherche d’un emploi, le nombre de demandeurs d’emploi en France métropolitaine en octobre s’établit à 3.788.200 personnes, et à 4.019.700 en prenant en compte les Départements d’outre-mer. La France est bientôt « en convalescence » disait encore la semaine dernière le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez…


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2 réponses à “Chômage : + 25 % en un an !”

  1. 30 11 2009
    Fraisse henri (10:14:07) :

    Dans les banlieues abandonnées, quand la nostalgie n’offre aucune perspectives contre le chômage, des militants font fi des oukazes d’appareils et se frottent aux réalités d’aujourd’hui.
    Celà ne manque pas de courage.

    Pour info…

    Pour l’union avec Régions Ecologie
    Lettre de Stéphane Gatignon, maire communiste de Sevran, à Marie Georges Buffet
    samedi 24 octobre 2009

    Ma lettre à Marie-Georges : pour l’union avec Régions Ecologie

    Voici la lettre que j’ai transmise à Marie-Georges Buffet cette semaine, afin de lui proposer une nouvelle alliance avec les écologistes. J’explique également la démarche en question dans une interview au Monde. Pour ceux qui voudraient la communiquer, voici la lettre en téléchargement libre. *

    Repris du blog de Stéphane Gragnon

    Sevran, le 20 octobre 2009

    « Le communisme, qui boira le lait de sa rivière ? » Maïakovski

    Chère Marie-Georges,

    Nous vivons une période charnière de notre histoire. Notre monde, celui dans lequel nous avons construit nos vies, nos parcours militants, s’écroule.

    Notre monde, celui dans lequel nous avions nos repères, nos doutes, nos certitudes, n’est plus. Un nouveau monde naît dans la douleur. Nous vivons dans le chaos. Un chaos économique, écologique, social, institutionnel, politique, bien difficile à vivre.

    En banlieue, il se traduit par une tempête urbaine. Licenciements, suicides au travail, inégalités territoriales, révoltes désespérées, souffrances psychiques et sociales sourdes, trafics et prohibition : voilà le quotidien, voilà notre réalité. Une réalité qui structure une urbanité dans laquelle se dessinent les nouveaux rapports de force qui fondent le projet du « Grand Paris » et des grandes métropoles. Comme toutes les mégapoles planétaires, elles charrient la violence et l’oppression, la solidarité et l’individualisme, le repli et la richesse cosmopolite, le désespoir autant que l’espoir d’une nouvelle société plus émancipatrice. C’est bien de cela, de ces villes-mondes et de cette émancipation, qu’il s’agit.

    Notre engagement de communistes doit oeuvrer à la construction de cette nouvelle société. Tous ceux qui refusent le néolibéralisme et le productivisme forcené, tous ceux qui pensent qu’un autre développement est possible et qu’il s’inscrit dans le présent, « ici et maintenant », sont déjà en mouvement. Ils sont en marche tous les jours, pour une nouvelle société fondée sur une économie respectueuse de la planète et de la démocratie sociale, sur un véritable partage des richesses, sur la redéfinition du rôle de l’État et des collectivités locales, sur l’émergence d’un nouvel universalisme, d’un nouvel « en commun » civilisationnel.

    Face à ces défis, la gauche institutionnelle, enfantée ou rejetée par la « Grande Révolution d’Octobre » et les tumultes du siècle dernier, est proche de l’encéphalogramme plat. Le Parti socialiste va de crise en crise, il suit la pente d’une sociale démocratie trop libéralisée, incapable de réfléchir et de s’engager dans un profond renouvellement afin de porter un véritable projet de société émancipateur. Perdu dans l’espoir vain de sauver son appareil, l’éléphant électoral s’effiloche et se décompose. Aucune alliance ne pourra enrayer ce processus. Le Parti socialiste est mort avec le mur de Berlin et la fin de l’affrontement avec son frère ennemi, le PCF.

    Comment une gauche non communiste pouvait-elle survivre à la mort de sa principale référence dans un monde bipolaire, où l’affrontement était d’abord « communiste / anticommuniste » ? Il en va de même pour l’extrême gauche trotskyste. La fin du système « stalinien » nous renvoie tous à Kronstadt ! Face à une société de plus en plus inégalitaire tant entre citoyens qu’entre collectivités, face au problème endémique de l’emploi, du logement social et accessible à tous, le nouveau projet doit s’ancrer dans la volonté de redistribuer les richesses.

    Je veux parler en particulier de la refonte des territoires dans notre pays. Face au néolibéralisme et à la concurrence des territoires qu’organise Sarkozy, il faut passer à une organisation avec de réelles assemblées démocratiques contrôlant de véritables gouvernements locaux aux compétences précisément définies et encadrées. L’échelle communale de définition des taxes et impôts locaux est trop étroite, trop égoïste. Les impôts locaux doivent être repensés dans un sens égalitaire et proportionnel. Comment expliquer à nos concitoyens qu’entre deux communes les impôts aillent du simple au double ? Les taxes d’habitation et foncières doivent être uniques que l’on habite Sevran ou Neuilly-sur-Seine. Comment rester les bras ballants face au développement des réseaux des trafiquants de drogue qui exercent dans les quartiers pauvres une véritable oppression ?

    La consommation de drogues douces augmente, les réseaux s’accroissent et avec eux la violence faite à tous. Si cela continue ainsi, dans certaines zones urbaines, ce seront les narcotrafiquants qui, demain, choisiront les élus. Les communistes devraient être aux avant-postes pour proposer la sortie de la prohibition, proposer des solutions en termes de santé et de prévention comme de structuration économique et engager un combat international pour une gouvernance mondiale et une résolution ferme des Nations Unies pour engager la lutte contre les trafics.

    La crise financière, sociale et écologique que nous traversons emporte le vieux monde et avec lui la vieille gauche. La crise systémique qui nous bouleverse impose que nous contribuions à trois révolutions fondamentales : culturelle, écologique et sociale. La France a changé de visage. Aujourd’hui, c’est le cosmopolitisme qui est à l’ordre du jour. L’engagement dans une culture commune permettra de recréer le lien social et la solidarité. Il faut imposer une révolution démocratique qui donne à chacun, quelles que soient ses origines et son histoire, la liberté de contribuer à la loi commune par laquelle il accepte de se contraindre.

    L’intérêt général n’a jamais été aussi visible, notre planète s’épuise sous les coups répétés de l’économie de marché. Les peuples les plus pauvres, ceux que nous devons défendre, sont menacés directement par le réchauffement climatique. Des solutions économiques et technologiques nouvelles existent qui permettent de réduire l’émission de gaz à effet de serre ainsi que la consommation d’énergie qui pèse sur les ménages et grève les budgets des plus défavorisés de nos concitoyens. Il faut rompre avec l’économie productiviste au profit d’un modèle de croissance différencié, redistributif et coopératif.

    L’écologie est avant tout un enjeu social, car nous savons bien qui seront les plus touchés par la limitation de l’accès à ces ressources, leur raréfaction, nous savons bien qui sont déjà les plus touchés par la hausse des coûts. La question sociale est donc posée non seulement en termes de défense des acquis mais également et peut-être même surtout en termes de nouvelles conquêtes. Il faut reprendre le combat pour la démocratie dans l’entreprise qui est la seule manière de pouvoir lutter contre le harcèlement productiviste qui conduit dans le pire des cas au suicide. Le mouvement social doit s’orienter vers des logiques de développement humain en termes de relations professionnelles, de gestion des ressources essentielles que sont notamment l’eau, les énergies, la formation et l’éducation.

    Tout cela impose de revoir notre rapport au politique, la forme « parti » paraissant aujourd’hui dépassée. La séparation entre mouvement syndical et mouvement politique imposée par la charte d’Amiens est obsolète. La France cosmopolite nous oblige à redéfinir nos objectifs politiques à la lumière de notre culture commune à construire. Respectueux de notre histoire, utiles au mouvement social, à nos valeurs et à notre sens de l’engagement militant, nous devons saisir la chance historique qui nous est offerte de participer activement à la refondation écologique, sociale et démocratique de la gauche. L’union de la gauche a vécu. Comme tu le vois, je ne pense pas qu’il faille, pour les élections régionales, aller vers des alliances à la carte ni vers un accord global avec le PS au premier tour. Ces alliances ne vont qu’accélérer « la régionalisation » du PCF en vue de sauver quelques majorités régionales socialistes et quelques sièges d’apparatchiks de notre parti. La direction, et notamment son aile financière, peut encore survivre ainsi tranquillement pendant une décennie, mais l’utilité, le rôle et l’impact du Parti dans la vie réelle deviendront marginaux et sans intérêt.

    La France bouge, c’est le sens de la sensibilité des citoyens et des citoyennes aux questions environnementales, leur participation au tri sélectif, leur inquiétude quant à l’avenir de leur planète. C’est le sens de leur vote de juin dernier en faveur des écologistes, le sens de l’engagement de nombreuses personnalités de la société dite « civile » aux cotés d’Europe Écologie aujourd’hui.

    Ce vote ou cet engagement marque tout à la fois une volonté de rompre avec les appareils désuets de notre gauche traditionnelle et d’inscrire les nouvelles pratiques dans la réalité. Ces engagements citoyens s’inscrivent fondamentalement dans le mouvement civique et social qui se met en branle pour défendre la planète outragée par les violences environnementales et humaines du néocapitalisme.

    Le parti devrait être aux avant-postes de ces préoccupations comme il devrait être aux avant-postes de la redéfinition de nouveaux axes de développements institutionnels et sociaux. Il ne s’agit pas d’un effet de mode. Mon travail depuis des années avec les élus écologistes, mes différents écrits sont centrés sur ces enjeux. J’ai publié un opuscule qui les reprend sans que l’Humanité ne daigne en faire le moindre écho. Dommage, car il nous faut de l’audace et du mouvement, c’est-à-dire un projet fort de transformation écologique et sociale.

    La prochaine échéance électorale nous en offre la possibilité. Il est grand temps d’ouvrir le débat, comme tu l’as fait aujourd’hui avec les Verts, avec Europe Écologie pour construire l’avenir, c’est-à-dire un nouveau projet et de nouvelles alliances. Selon moi, c’est la seule voie à suivre aujourd’hui. C’est le sens du mouvement et de la vie, un acte salutaire pour la gauche de transformation sociale qui doit aujourd’hui devenir majoritaire dans le pays. Pas de nouvelle société sans nouvelle alliance. Pas d’émancipation sans nouvelle donne environnementale et sociale. Il faut engager le débat avec toute la société et ses représentants : syndicalistes, militants des droits nouveaux, associatifs.

    Chère Marie-Georges, je vis dans un cimetière militant, dans un parti qui n’a cessé de broyer ses militants et ses « enfants chéris » depuis près d’un siècle. Parce que ces militants, tout du moins ceux que j’ai côtoyés dans les années 1980, ont trop souvent abdiqué leur engagement politique, tout comme ceux qui les ont écartés et donc exclus. Ce bilan, ce gâchis humain, me pousse également à relever ces défis. Le choix d’un départ « sur la pointe des pieds », comme l’a si bien décrit André Wurmser, l’abandon progressif mais rapide de mes fonctions électives et d’une vie plus tranquille au quotidien m’a, je l’avoue, très largement traversé l’esprit. L’état du monde et les enjeux d’aujourd’hui me conduisent à choisir l’engagement fort. J’assume ce choix en pensant à tous ceux qui ont eu l’espoir que le parti, « leur parti », se rénoverait, se reconstruirait, se refonderait, muterait.

    Fraternel salut,

    Stéphane Gatignon

  2. 2 12 2009
    Michel Matain (08:51:28) :

    Stéphane Gatignon a été élu en tant que communiste. Quittant le PCF (ou le PCF le quittant comme il l’a déclaré dans une intervieaw à Libé), il devrait démissionner de son poste de maire. Quitte à se représenter et être réélu par le Consil municipal de Sevran. Ce serait plus honnête.

    Il va y avoir trois maires verts en France dans de grandes villes : Bègles, Montreuil et Sevran. Pourquoi les Verts font-ils une fixation sur les mairies communistes ? C’est trop dur de s’attaquer à la droite ou la social-démocratie ?

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