Free Angela à Limoges !

24052013

Free Angela à Limoges ! dans Actu angelaÀ 69 ans, la militante africaine-américaine, Angela Davis, est l’héroïne d’un documentaire qui retrace son histoire, « Free Angela », réalisé par Shola Lynch. Cette histoire, c’est celle d’un déni de justice qui, dans les années 1970, faillit lui coûter la chaise électrique. Ce film est actuellement projeté au Lido à Limoges : vendredi 24 mai à 22h30, samedi 25 à 18h, dimanche 26 à 20h30, lundi 27 à 18h, mardi 28 à 15h, jeudi 30 à 15h, vendredi 31 à 22h 15, samedi 1er juin à 18h, dimanche 2 à 20h30, lundi 3 à 18h, mardi 4 à 15h.

Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir été considéré comme un ennemi public à la fois par l’occupant de la Maison Blanche (à l’époque, Richard Nixon), le gouverneur de Californie (Ronald Reagan) et le chef de la police fédérale (Edgar Hoover). Il n’est pas commun non plus d’avoir fait partie de la liste des dix personnes les plus recherchées des États-Unis établie par le FBI. C’est ce qui est arrivé en 1970 à Angela Davis pour un crime qu’elle n’avait pas commis, mais dont elle n’avait pas été accusée par hasard. Cette brillante universitaire bénéficia d’une campagne internationale de soutien qui la sauva de justesse de la chaise électrique, après dix-huit mois de détention. Certains se souviennent encore avec émotion de cette superbe manifestation à Paris le 3 octobre 1971 qui vit 100 000 personnes défiler de la Place du Colonel Fabien jusqu’à la Bastille à l’appel de la JC.

Avant même que ne s’écrive ce scénario macabre, Angela Davis symbolisait à elle seule tout ce que détestaient les dirigeants conservateurs de l’Amérique blanche de ces années-là : elle était noire, féministe, proche des Black Panthers, militante de la section du Che-Lumumba Club au sein du Parti communiste américain, enseignante de philosophie et de littérature aux convictions marxistes, ayant eu pour maître Herbert Marcuse, un penseur révolutionnaire proche de l’École de Francfort. Il n’en fallait pas davantage pour que le FBI la surveille, d’autant plus qu’elle avait pris la défense de détenus noirs qu’elle considérait comme des prisonniers politiques. Parmi eux, George Jackson, dont elle tomba amoureuse. Animateur d’une organisation antiraciste au sein de son pénitencier de Soledad (Californie), il avait été condamné onze ans plus tôt pour un vol de 70 dollars. Lorsque Jackson et deux autres « frères de Soledad » tentèrent de s’évader au cours d’une prise d’otages - l’opération tourna au bain de sang après l’intervention de la police -, on accusa Angela d’avoir fourni aux détenus les armes dont ils s’étaient servis. Sans preuve, mais n’était-elle pas la coupable idéale ?

Construit comme un thriller, enrichi par le témoignage d’Angela Davis et par de nombreuses archives d’époque, le remarquable documentaire de Shola Lynch revient sur cette histoire emblématique. L’héroïne de Free Angela - le titre reprend le nom des comités de soutien à l’accusée - n’était pas très favorable à ce qu’un film lui soit consacré. Mais la cinéaste américaine l’a convaincue de l’importance de revenir sur cette affaire exemplaire, où un déni de justice put être évité grâce à des militants décidés, tenant en échec des hommes aussi puissants que Nixon, Reagan et Hoover.

Loin de s’assagir, Angela Davis, 69 ans aujourd’hui, n’a jamais cessé de se battre pour ses convictions. Si, dans l’Amérique d’Obama, la lutte pour les droits civiques est pour l’essentiel terminée, cette militante-née, toujours sympathisante communiste même si elle n’est plus membre du parti, reste convaincue que toutes les causes « progressistes » sont liées et continue le combat. Elle participe ainsi à toutes les batailles contre le « capitalisme mondialisé ». Et, dans un pays qui utilise la prison comme un outil d’exclusion de certaines catégories de populations (25 % des personnes incarcérées dans le monde le sont aux États-Unis), elle soutient le Prison Abolition Movement. Cette sensibilité aux questions de privation de liberté l’amène à dénoncer régulièrement le sort réservé aux Palestiniens, condamnés à vivre dans « la plus vaste prison à ciel ouvert de la planète ».




Manif anti FN samedi à Limoges

17052013

21 organisations associatives, syndicales et politiques (dont ADS) ont décidé de ne pas laisser passer la venue de Jean-Marie Le Pen ce samedi à Limoges et adopté une résolution comùmune appelant à se rassembler demain samedi à 10 h Place d la République. En effet, note la résolution, « le Front national n’est pas un parti comme les autres ». C’est pourquoi ces organisations « expriment leur refus de la xénophobie et de la stigmatisation de l’immigration comme origine des maux dont souffre la France.

Pour une société ouverte et libre, nous rejetons les idées d’extrême-droite qui se nourrissent de la crise que nous subissons. Nous réaffirmons que chacun a sa place dans notre société, quelles que soient sa couleur de peau, ses origines, son orientation sexuelle… Nous maintiendrons cette vigilance temps qu’ils n’auront de cesse de s’attaquer aux principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Face aux idées d’extrême-droite nous affirmons notre unité pour dire qu’elles n’ont pas leur place ni au sein de notre société, ni au sein de nos entreprises, ni au sein de nos quartiers et encore moins dans notre ville. Notre culture de l’accueil et de l’ouverture sur le monde ne sera pas empoisonnée par les peurs et les fantasmes identitaires.

Que chaque personne concernée par la défense des droits de l’homme se mobilise, tous unis contre l’extrême-droite, rassemblement samedi 18 mai, Place de la République à 10 heures. »

Liste des premiers signataires : ADS, AGEL, CGT, CNT, Comité syndicaliste révolutionnaire, EELV, Gardarem la terra Lemosin, Gauche-Anticapitaliste, Les Jeunes écologiste 87, Ligue des droits de l’Homme, MJCF 87, MJS 87, MRAP, NPA, OCMLVP 87, PCF, Parti socialiste, Redskins-Limoges, SAF, SOS Racisme, Le torchon brûle attisons-le, …




Le mot « race » disparaît de la Constitution mais le droit de vote des étrangers aux municipales reporté à 2020

17052013

L’Assemblée nationale a adopté jeudi une proposition de loi du Front de gauche supprimant le mot « race » de la législation française. Le texte, débattu dans le cadre d’une « niche » parlementaire réservée aux propositions du Front de gauche, se propose donc de supprimer le mot « race » du Code pénal, du Code de procédure pénale et de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Le rapporteur de la proposition, Alfred Marie-Jeanne, a fait valoir que le mot « race », « ce concept aberrant, ayant servi de fondement aux pires idéologies, n’a pas sa place dans notre ordre juridique ».

Pour ne pas risquer de faire tomber l’incrimination de racisme, les députés socialistes ont fait adopter un amendement affirmant explicitement, dans l’article premier, que « la République combat le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Elle ne reconnaît l’existence d’aucune prétendue race. »

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a salué « un acte nécessaire, noble, fort, dans une période où l’on voit une résurgence, une désinhibition du rejet de l’autre ». « Le message est bienvenu », a-t-elle dit.

Par contre, François Hollande a annoncé jeudi que le texte pour accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales ne serait présenté au Parlement qu’après les élections municipales de 2014… ce qui reporte à 2020 son éventuelle application.

Cette réforme passe par une révision de la Constitution, qui ne peut être adoptée que par trois cinquièmes des parlementaires ou par référendum. « Je n’ai pas soumis ce texte parce que je sais d’avance que l’opposition n’en veut pas », a redit François Hollande, alors qu’il manque une trentaine de voix pour une adoption au Congrès. Quant au référendum, le président avait exclu cette option lors de sa précédente conférence de presse, en novembre.

Serpent de mer de la vie politique depuis plus de 30 ans, cet engagement avait été abandonné par François Mitterrand en 1981, puis par Lionel Jospin, dont la gauche plurielle avait fait voter une proposition de loi par l’Assemblée en mai 2000. François Hollande avait repris l’idée dans ses 60 engagements après l’adoption en décembre 2011 d’un projet de loi au Sénat tout juste passé à gauche. Dès septembre, le gouvernement avait émis ses premiers doutes, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls estimant que la réforme ne représentait « pas une revendication forte », avant d’appeler à « ne pas se précipiter »… Sauf que les ressortissants étrangers issus de l’Union européenne disposent déjà de ce droit de vote aux municipales../.




21 licenciements annoncés à L’Echo : la souscription est vitale pour sauver le journal et l’emploi

10052013

La décision a été annoncée lundi devant le comité d’entreprise : 21 des 69 salariés de L’Echo seront licenciés dont 15 journalistes et 4 démarcheurs. Un plan social consécutif à des finances exsangues, l’Echo étant placé en redressement judiciaire depuis la fin de l’année passée. Concrètement la rédaction de Limoges et de la Haute-Vienne serait réduite de moitié, les 4 autres agences départementales du quotidien perdraient toutes un poste de journaliste, excepté pour la Corrèze qui en verrait disparaître 2. L’agence de Brive devrait également fermer et serait remplacée par un point d’accueil pour les lecteurs. A la suite d’un mouvement de grève déclenché lundi à Limoges, le quotidien n’est pas paru mardi.

Une souscription lancée il y a quelques semaines pour assurer la survie du journal a déjà permis de recueillir plus de 90 000 euros. Avec celle lancée en octobre dernier, ce sont près de 200 000 € qui ont déjà été rassemblés par l’association Pluralisme.

Alternative Démocratie Socialisme (ADS) s’associe pleinement à cet appel à souscrire pour sauver ce journal né de la Résistance voici tout juste 70 ans sous le nom de Valmy et qui sert tant le mouvement social. Son Président, Marcel Rigout, s’est d’ailleurs exprimé il y a quelques jours dans les colonnes du journal.




Quelle alternative à l’austérité : assemblée citoyenne le mercredi 15 mai à Saint-Junien

10052013

Après Limoges sur la santé, après Bujaleuf sur le monde rural, après Ambazac sur l’éducation, après Peyrat-de-Bellac, la campagne contre l’austérité portée par les organisations engagées dans le Front de Gauche depuis le mois de février se décline maintenant à Saint-Junien, dans une assemblée citoyenne le mercredi 15 mai à 18h30, salle Amédée Burbaud à Sint-Junien. L’austérité et ses conséquences sur l’emploi y seront débattues. Des alternatives à l’austérité y seront présentées.
Avec un taux de chômage qui est passé de 7,5 % en 2008… à 11% aujourd’hui, nous comptons désormais plus de 5 millions de chômeurs dans notre pays ! Mittal à Floranges… Peugeot à Aulnay-sous-Bois… Chez nous, Albany supprime 75 emplois à Saint-Junien. A Condat, ce sont 110 emplois qui sont menacés aux Papeteries. A Rochechouart, dans l’entreprise Faure, 15 emplois seraient délocalisables. A Saint-Auvent, le groupe Panavi annonce la suppression de 12 emplois.
Regardons l’exemple de la société Albany. C’est une entreprise rentable, avec des salariés aux savoir-faires reconnus internationalement, aux carnets de commande pleins. Tout cela est sacrifié sur l’autel de la délocalisation et de la rentabilité immédiate et maximale, au service des actionnaires et des fonds de pension.
Les logiques financières et banquières – qui dominent et assèchent l’économie réelle – provoquent la baisse du pouvoir d’achat… sauf pour les 5 % les plus riches. Pas d’emploi, pas de consommation, pas d’accès à l’emprunt pour les particuliers ou les entreprises, pas d’investissement public (qui représente 35% de l’emploi dans le BTP)… voilà les conséquences de l’austérité. Toutes ces politiques menées en Europe conduisent aux mêmes résultats : plus de précarité, plus d’inégalités, moins de cohésion sociale, moins de service public au service des habitants et du développement des territoires. Et finalement, à chaque fois, au bout du compte, ce sont des situations familiales et personnelles qui sont remises en cause, et  destabilisées ; ce sont des vies qui sont détruites.
A partir des témoignages de personnes qui, chez nous, vivent cette précarité ou qui agissent contre elle, nous vous proposons de venir débattre avec nous. Seront ainsi présents :
- une responsable de structure sociale à Saint-Junien. Elle évoquera ce que signifie l’austérité pour les personnes dans la précarité.
- un juriste spécialiste du droit du travail. Il nous dira la portée pour les salariés de la loi sur « la sécurisation de l’emploi ».
- un salarié d’Albany. Il viendra nous raconter l’expérience concrète de 14 mois d’engagement contre cette logique économique irrationnelle et injuste.




Municipales 2014 : pour Pierre Laurent, « ne pas réduire le débat à la seule question du contour des listes »

6052013

Les municipales seront des élections majeures en 2014. Pour Pierre Laurent, « dans leurs communes, les citoyens ont le moyen de peser sur les politiques publiques locales, et l’existence de majorités de gauche dans lesquelles les élus communistes jouent un rôle important est un atout pour le mouvement populaire. Dans le bras de fer engagé contre les politiques d’austérité, il faut à tout prix renforcer ces atouts et non les laisser s’affaiblir. La question n’est donc pas de laisser les partis faire leur cuisine dans leur coin, mais de savoir si les citoyens prendront la mesure de l’enjeu, qui est le suivant : mènera-t-on des politiques d’austérité dans les communes, ou continuera-t-on à se battre pour des politiques locales ambitieuses, en se dotant des élus pour mener ces batailles ? La droite et l’extrême droite partent avec des ambitions de conquête à ces élections pour réduire le pouvoir des citoyens et engager des politiques de régression sociale et démocratique, y compris au niveau local. Nous, les communistes et le Front de gauche, devons organiser le rassemblement d’un maximum de forces, et c’est possible au niveau communal, pour faire peser dans les futures majorités de gauche des orientations de promotion des services publics et de la démocratie locale. Il faut organiser d’urgence autour de ces questions un grand débat populaire, et ne pas réduire le débat municipal à la seule question du contour des listes qui seront construites en temps voulu, à l’automne prochain ».




Bastille-Nation : une très belle manif pour construire

6052013

Bastille-Nation : une très belle manif pour construire dans Actu 5mai

Combien étaient-ils dimanche sur le parcours Bastille-Nation à l’appel du Front de Gauche ? 30 000 indique le ministère de l’Intérieur… 180 000 selon le Parti de Gauche. Le plus important, c’est que la plupart des commentateurs reconnaissent, bon gré mal gré, que cette manifestation pour une 6e République et contre les politiques d’austérité a été une réussite et qu’elle a rassemblé au moins autant, voire plus de monde que celle de l’an dernier en pleine campagne des présidentielles. Gageons que le contraire aurait suscité nombre railleries.

Intéressant, cette réaction lue sur Médiapart (à l’exception du chiffrage du sans doute à l’enthousiasme du commentateur !) : «Une magnifique démonstration de responsabilité et de conscience citoyenne et politique .Des dizaines et des dizaines de milliers de gens de tous âges de toutes provenances (Cf les centaines de bus de toute la France arrêtés entre Nation et la Porte de Vincennes). Une ambiance sereine et déterminée. Des slogans politiques précis et cohérents. Une grande détermination. Pour ceux qui n’y étaient pas soyez persuadés que cette manifestation est une grande réussite dépassant certainement les 200 000 personnes exprimant une véritable conscience politique annonciatrice des grands changements. Ce n’était vraiment pas « la manifestation de Mélenchon » mais celle d’un peuple lucide qui ne s’en laisse plus compter…(merci à Mediapart de montrer des photos prisent de haut et non pas ras la rue et en fin de manif)».

Pour retrouver ces images (dont celle publiée ci-dessus) : http://www.mediapart.fr/portfolios/bastille-nation-un-dimanche-5-mai

Fait nouveau, dimanche, se militants d’Europe Ecologie-Les Verts, avec Eva Joly à leur tête, sont venus grossir les rangs du cortège, contre l’avis de leur direction. « Nous attendons du gouvernement une politique de gauche qui n’y est pas, a expliqué l’ancienne candidate à la présidentielle. Les réformes ne sont pas ambitieuses, c’est petit bras. » Un peu plus tôt, sur une petite scène installée rue Daumesnil, Mme Joly avait assuré que le défilé n’était pas « une manifestation antigouvernementale », mais devait au contraire servir de « point d’appui » pour un changement de cap.

Sur cette même estrade, Jean-Luc Mélenchon, a relevé que « La période d’essai est terminée, le compte n’y est pas ». L’ancien candidat à l’élection présidentielle n’a pas manqué de dénoncer « les promesses trahies », fustigeant « la finance au pouvoir » et « les politiques d’austérité ». Et a longuement développé la VIe République telle qu’il la conçoit : assemblée constituante, référendum révocatoire, peuple souverain. Le contraire de la Ve République, symbole d’une « monarchie verticale qui permet à la finance d’étendre ses tentacules » et qui engendre un « petit monarque hors de tout contrôle ».

A la tribune, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a déploré « une année gâchée » et a appelé « à la remobilisation, à reprendre le combat là où le gouvernement a trop vite lâché ». « Ce n’est qu’un début », avait-il prévenu quelques minutes plus tôt, au milieu de la foule. Au « coup de balai » voulu par Jean-Luc Mélenchon, le numéro un communiste dit préférer « la truelle ». « Non pas parce que je viens d’une famille ouvrière, mais parce que c’est avec ça que l’on construit les fondations d’une maison », explique-t-il. Le sénateur de Paris donne rendez-vous le 16 juin à Paris où le PCF organise des « assises de la refondation sociale et démocratique ». La direction d’EELV a déjà annoncé sa participation, et Marie-Noëlle Lienemann, de l’aile gauche du PS, s’y est dite favorable. Le mouvement social qui n’avait pas appelé à la manifestation, devrait également y être associé. « L’idée est de prendre son temps pour coconstruire », explique Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic et membre du Front de gauche.




1er mai : l’urgence d’un changement de cap

3052013

1er mai : l'urgence d'un changement de cap dans Actu manif1Dans des configurations unitaires différentes, 286 manifestations et rassemblements unitaires, auxquels participait la CGT, ont été organisés ce 1er mai. Face à une situation économique et sociale qui continue de s’aggraver sous les effets des politiques d’austérité poursuivies aveuglément en France et en Europe, près de 160 000 manifestants dont plus de 1 500 à Limoges (photo ci-dessus) sont venus mettre les « pieds dans le plat ». Thierry Lepaon a regretté la division évoquant la «responsabilité» des syndicats, «face à (la) poussée des idées d’extrême droite, de se rassembler et essayer d’avoir un esprit de conquête». Alors que le nombre de chômeurs atteint un record historique (3,2 millions), avec des annonces en série de suppressions d’emploi, 57% des Français estiment que la défense de l’emploi doit être le premier objectif des syndicats, selon un sondage CSA.

La CGT rappelle qu’il y a un an, « les Françaises et les Français votaient pour changer de Président de la République Ils affirmaient ainsi le besoin d’une rupture avec la politique économique et sociale menée par le Gouvernement Sarkozy. Un an après, ils refusent de se voir kidnapper leurs espoirs, de voir leur emploi, leur pouvoir d’achat, leur protection sociale, leurs conditions sociales, de travail, leurs services publics et la démocratie sacrifiés pour satisfaire encore et toujours le capital.

Il est temps que les décideurs politiques s’appliquent enfin le fameux « principe de réalité » : Il n’y a pas d’issue à la crise dans l’austérité. C’est ce que disent et portent depuis des mois les travailleurs grecs, espagnols, portugais, italiens, britanniques, français… qui contestent les logiques d’austérité. D’ailleurs, de plus en plus de voix s’élèvent, tant dans les sphères politiques qu’économiques, en France, en Europe et dans le monde pour dénoncer l’inadéquation des politiques d’austérité menées dans tous les pays d’Europe avec l’impérieuse nécessité de sortir de cette crise. »

La CGT « ne laissera pas le champ libre à tous ceux qui prônent la poursuite de la dégradation de la situation économique et sociale comme l’issue indiscutable à la crise.

Il faut sans attendre activer les leviers indispensables à la croissance en relançant les investissements des entreprises et des collectivités publiques et la consommation des ménages par l’amélioration du pouvoir d’achat des salaires et pensions et l’emploi… En France, en Europe et dans le monde, il est urgent de faire entendre encore plus fort la voix des salariés, nous unir, nous rassembler pour « changer de cap contre les politiques d’austérité », comme l’a décidé la Confédération européenne des syndicats en appelant à une semaine d’action dans tous les pays du 7 au 14 juin 2013 ».

la Commission exécutive confédérale de la CGT appelle également les salariés à participer massivement au rassemblement devant l’Assemblée Nationale le 16 mai 2013 à partir de 12h pour soutenir la proposition de loi d’amnistie des syndicalistes.







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