Manuel Valls : Un gouvernement de « combat »… avec le même cap !

31032014

François Hollande est donc intervenu à la télévision au lendemain de la lourde défaite aux municipales pour annoncer qu’il confie à Manuel Valls « la mission de conduire le gouvernement de la France. Une équipe resserrée, cohérente et soudée. Un gouvernement de combat ».

« Vous avez exprimé votre mécontentement et votre déception. J’ai entendu votre message, il est clair », déclare François Hollande. « Pas assez de changements et donc trop de lenteur. Pas assez d’emplois et donc trop de chômage. Pas assez de justice sociale et trop d’impôts. Pas assez d’efficacité dans l’action publique et donc trop d’interrogations sur la capacité de notre pays à s’en sortir, alors qu’il a tant d’atouts », énumère le chef de l’Etat.

Mais, poursuit-il, «mon devoir, c’est de faire preuve d’audace dans les choix et de constance dans le cap »…

François Hollande fixe trois objectifs au nouveau Premier ministre :

1/ Mener à bien le pacte de responsabilité : «moins de charges sur les entreprises, en particulier sur les bas salaires et, en contrepartie, plus d’embauches et plus d’investissement ».

2/Engager la transition écologique :  » pour préparer la France de demain à être moins dépendante du pétrole comme du tout nucléaire. A prendre de l’avance sur les industries vertes ».

3/ Assurer la justice sociale : « Au Pacte de responsabilité, doit correspondre un pacte de solidarité dont le premier pilier est l’éducation, et la formation de la jeunesse; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la Santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une diminution des impôts des Français d’ici 2017 et une baisse rapide des cotisations payées par les salariés ».

Vaste programme donc… sans changement de cap… et sans décrire concrètement comment les impôts pourraient baisser ainsi que les cotisations sociales… Qui va payer et comment ?




Municipales : cuisante sanction pour le PS et toute la gauche

31032014

La gauche, et surtout le PS, a subi une véritable déroute-sanction au second tour des élections municipales, perdant 155 villes de plus de 9 000 habitants, soit bien plus que celles gagnées en 2008. Particulièrement symbolique, la chute de Limoges (avec un net renfort des voix FN à la droite), pourtant à gauche depuis 1912. Autres victoires de la droite en Limousin, en Corrèze : Brive, Malemort, Ussel, Argentat, etc. En Haute-Vienne : la droite l’emporte à Aixe-sur-Vienne et à Bellac, le Front de Gauche gagne Rilhac-Rancon et Ambazac.

Seule consolation au plan national, la nette victoire à Paris d’Anne Hidalgo sur Nathalie Kosciusko-Morizet. Au global, la droite totalise près de 45,9% des voix, contre 40,57% pour les listes de gauche. L’extrême droite n’en totalise que 6,62%, mais le FN conquiert 11 villes -la plupart dans le Sud- , sans compter le 7e secteur de Marseille, battant ainsi son record de 1995 où il avait décroché quatre mairies.

Après avoir fait élire 94 maires de villes de + de 3500 habitants au premier tour, le PCF n’est pas épargné par les gains de la droite, eux-mêmes alimentés par des transferts d’électeurs venus du Front national : Aubagne, Boucau, Villejuif, Bobigny, Bagnolet, Saint-Ouen, etc. Au soir du premier tour, 26 communes de plus de 3 500 habitants avaient déjà été perdues, dont 13 au profit de la droite et 8 au profit de la gauche socialisante.

Au total, le PCF perd 57 villes de plus de 3 500 habitants et en regagne 5, soit un déficit de 52 villes, près de 30 % de l’effectif de départ (30 l’ont été sur la droite, 22 sur la gauche, 5 sur des « divers »). Il perd 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28 et 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81. Il faut remonter à 1983 et 1989 pour trouver un tel recul. Pour autant, il reste encore le troisième réseau national de maires, conserve des villes importantes et gagne Aubervilliers, Montreuil et Thiers… Mais la pente s’accentue.

Ce second tour marque donc la poursuite de la mobilisation de la droite. La politique du gouvernement a démobilisé une partie non négligeable de l’électorat de gauche plongé dans la déception et le désarroi.




Municipales : Limoges et Brive points chauds pour bouter la droite

27032014

Tous les observateurs s’accordent pour dire que les résultats de Brive et de Limoges seront attendus dimanche soir avec impatience. La droite s’est fixée ces deux villes à direction socialiste pour objectif. Les différentes composantes de la gauche sont unies pour y empêcher la mainmise de la droite. On peut simplement regretter qu’à Brive, EELV (soutenue par le Parti de Gauche… et par Christian Audouin !) n’ait pas lancé un appel clair au désistement… d’autant que les communistes (suivant en cela le vote majoritaire des adhérents du PCF de cette ville) sont bien présents dans la liste Nauche. Comprenne qui pourra.

A Limoges, forte des résultats du premier tour, la liste Limoges Terre de Gauche a intégré la liste de Alain Rodet avec 13 candidats en position éligible, et obtenu entre autres l’assurance de la gratuité des transports d’ici 2016.

La surabstention à gauche que beaucoup ont cru déceler à l’issue du premier tour se maintiendra-t-elle ? La raison à gauche va-elle l’emporter ? C’est ce qu’on peut espérer. Ce qui est primordial ce dimanche, partout, c’est de faire barrage à la droite et à l’extrême droite.

Les succès seront autant de points d’appui pour la satisfaction des conditions de vie des populations… et, plus loin, pour exiger au plan national, qu’une vraie politique de gauche soit mise en oeuvre. Comment rester sourd au très sévère avertissement du premier tour ? Il faudrait être suicidaire !







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